29 janvier 2008
"Bali c'est fini" - Aéroport de Kuala Lumpur 2007
8 heures de stand by, j'en connais les moindres recoins !
"Barbarette avait raison", tout comme tu as eu raison de retravailler cette photo à ma place, chose que je n'aurai sans doute pas trouvé le courage ou le temps de faire, et de me l'envoyer ! Comme quoi ils sont parfois riches et interactifs les échanges dans la blogopshère. Thank's ;-)
"Je n'aime pas du tout Kuta Bali,
ses flics,
ses rues,
et ses lunettes de soleil ;-)"
"Feeling" - Ferry boat Lombok-Bali 2007
Tout avait plutôt mal commencé entre nous. Il s'était planté devant moi et m'avait fait comprendre du regard qu'il avait comme une petite envie de s'envoyer ma bière. Je lui ai souri et, ne parlant pas plus l'indonésien qu'il ne causait l'english, je lui ai signifié à mon tour qu'il lui manquait encore un peu de poils aux pattes pour pouvoir goûter à ce genre de plaisirs. Il est resté là, à me mater droit dans les yeux pendant une demi-heure, j'ai fait de même. Et, au fil du temps, il s'est passé un truc. Je l'ai emmené au bar, lui ai payé un coca et des gâteaux et on s'est tapé la cloche tous les deux. On a passé quatre heures ensemble sur ce ferry, sans causer, je lui ai montré comment prendre des photos, ça l'a éclaté, moi aussi. Quatre heures à me dire "Putain mais ce môme comment il me touche, comment il m'émeut, comment il est beau, comment il est fier, quel regard..." Ses potes cherchaient à me taper et insistaient pour que je leur offre des sucreries, lui non. Je ne comprenais rien à ce qu'ils se disaient entre eux mais je pigeais très clairement qu'il me "protégeait" en quelque sorte, ou tout du moins qu'il prenait lui aussi soin de moi, à sa façon. Lorsque le ferry a commencé à se rapprocher de la côte balinaise, j'ai compris qu'ils étaient là pour travailler lui et ses potes. Vider les poubelles du ferry, c'était leur job. On a eu un mal de chien à se quitter tous les deux. On s'est serré la main comme des grands en se matant dans les yeux avant de se prendre dans les bras l'un et l'autre pour se faire l'accolade. Dernier jour, dernière rencontre, la plus forte de celles que j'ai pu ressentir en voyage jusqu'ici. Les choses ne s'expliquent pas, elles se ressentent. Et ton regard, ta fierté, ton sourire, ta fraîcheur je ne les oublie pas. Souvent je pense à toi...merci.






























